Collège David D Angers

Collège – Angers

Anjou
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La classe de 1°E2 a reçu le 2° prix du concours annuel « Montrer l’histoire », organisé par les Archives départementales de Maine-et-Loire, pour une démarche mémorielle originale honorant trois jeunes FFI tués à Chalonnes en 1944, sur une sollicitation du Mémorial de la Résistance et des fusillés de Châteaubriant.

Enquête sur les FFI de l’île de Chalonnes – Présentation de la démarche de la classe de 1°E2

Phase d’enquête et de prélèvement le 18 octobre 2017:

Au terme d’un travail de documentation et d’une présentation des faits sur le terrain par un historien local (M. Jean Philippe Chamaillet), il s’agissait pour les élèves d’effectuer un prélèvement de terre le 18 octobre 2017 sur les lieux où trois jeunes FFI angevins furent tués par les Allemands sur l’île de Chalonnes le 26 août 1944, juste avant la libération complète du Maine et Loire.

Phase de production documentaire et de commémoration le 22 octobre 2017 :

Ce prélèvement de terre était destiné à être déposé par une délégation d’une dizaine d’élèves dans une des niches aménagées au pied du monument du Mémorial des fusillés de Châteaubriant, en hommage au sacrifice des FFI de Chalonnes et de tous les résistants, dans le cadre d’une cérémonie officielle le dimanche 22 octobre 2017 (photos jointes et lien vers le site Ouest-France ci dessous).

Cette cérémonie fut aussi l’occasion d’un échange entre les élèves de la classe et le musée de Châeaubriant: dépôt d’une fiche documentaire (en pièce jointe) sur l’épisode de Chalonnes/Loire pour alimenter la base documentaire de Châteaubriant recensant à l’échelle européenne tous les lieux où des résistants tombèrent victimes du nazisme, et visite du musée du Mémorial exposant quelques reliques emblématiques comme la dernière valise du jeune Guy Môquet avant sa mise à mort (photo jointe).

Un projet qui s’inscrit dans la durée et à différentes échelles:

Cette opération est destinée à être réitérée chaque année (l’an dernier, un échantillon provenant d’Auschwitz avait été déposé dans une autre niche), avec d’autres lieux de résistance du département ou d’Europe, en lien le référent pédagogique du musée de Châteaubriant, M. Romain Barre, et avec M. Gogendeau, président départemental de l’ONAC.

Il était important enfin d’amener les élèves à exploiter les travaux de différents acteurs de la recherche historique locale à des fins mémorielles, et d’inscrire la démarche à différentes échelles en imbriquant l’histoire départementale dans l’histoire régionale, nationale et européenne.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/chateaubriant-44110/retour-en-images-et-en-video-sur-la-76e-ceremonie-de-la-sabliere-5331260

Michel Letertre, professeur d’histoire-géographie

Site de la Soulouse à Chalonnes sur Loire – Fiche documentaire du prélèvement effectué le 18/10/2017

Classe de 1°E2 du Lycée David d’Angers, professeur M. Letertre

Le lieu:

Lieu-dit la Soulouse, commune de Chalonnes sur Loire, sur l’île de Chalonnes (la plus grande île habitée sur la Loire avec 10 km de long et jusqu’à 1,5 km de large), entre les bourgs de Montjean et Chalonnes. Pour localiser le site, cliquez ici.

Les grands événements en rapport avec le lieu:

Le débarquement de Normandie en juin 1944 (Opération Overlord), la percée de l’armée Patton fin juillet (Opération Cobra), l’arrivée des Américains les 4 et 5 août dans le Maine et Loire, le 9 août aux abords d’Angers,et la libération de la ville les 10 et 11 août par la 5ème Division d’Infanterie US. Repli général des Allemands au sud de la Loire dans un premier temps, puis évacuation totale vers l’Est ordonnée par Hitler le 29 août pour éviter l’encerclement après le débarquement en Provence le 15 août (Opération Dragoon).

L’histoire du site:

Un hameau de quelques fermes, vouées principalement à l’élevage en prairie inondable et à la culture du chanvre. Le 18 août 1944, les Allemands firent évacuer la zone pour constituer un no man’s land qu’ils pourraient surveiller depuis Chalonnes sur la rive sud de la Loire où ils s’étaient repliés.

Les fermes du lieu-dit furent abandonnées, le bétail laissé errant.

Les habitants reviendront chez eux dès le 30 août 1944 après le départ des Allemands.

Période d’activité sur le site et autorité:

Août 1944. Aucune autorité ne contrôlait vraiment le lieu après l’évacuation du 18 août 1944, il devint une zone interdite jusqu’au départ des Allemands.

Les résistants passés sur ce site:

Une vingtaine de FFI, venus de la caserne Espagne à Angers. Jeunes recrues civiles inexpérimentées, engagées spontanément à la Libération, et entraînées à la hâte en quelques jours. Parmi eux beaucoup d’adolescents mal équipés. Ils gardaient la rive Nord de la Loire, appuyés par les troupes américaines de la 83ème Division d’Infanterie US.

Le quotidien des FFI et la nature de leur installation :

Après avoir franchi la Loire, les FFI s’établirent dans les fermes abandonnées, heureux de pouvoir se nourrir des animaux et denrées trouvés sur place en ces temps de restriction. Les foyers allumés furent repérés par les Allemands qui décidèrent d’organiser une attaque en tenaille pour les déloger.

L’accrochage du 26 août et l’identité des victimes:

S’ensuivit un accrochage sanglant le 26 août → pas de victimes recensées coté allemand (soldats plus aguerris et mieux équipés profitant d’un effet de surprise), mais du coté des FFI, trois victimes:

– Pierre Nédélec, 17 ans, blessé, né à Angers où son père était restaurateur. Il s’est probablement noyé en franchissant la Loire. Son corps fut retrouvé le 5 octobre 44 au pont de Montjean.

– Julien Ferté, 19 ans, tué. Normand né à Lisieux et réfugié à Angers après le Débarquement.

– Roger Perez Moreyra, 18 ans, tué. Alsacien né à Strasbourg, mère ex-employée à la Kommandantur d’Angers.

Mais aussi quatre prisonniers capturés et déportés par les Allemands (évadés dans la région de Belfort après le bombardement de leur train).

Des FFI revenus dans la nuit du 26 au 27 août pour récupérer les corps de leurs camarades découvrirent les fermes incendiées par les combats.

Bibliographie: Jean-Philippe Chamaillet, Un pont sur la Loire, Chalonnes, édition à compte d’auteur, 2013.

Découverte du site avec Jean-Philippe Chamaillet, auteur du livre «Un pont sur la Loire, Chalonnes».

Plaque posée en mémoire des victimes du 26 août 1944, seule trace rappelant aujourd’hui le drame survenu dans une campagne paisible des bords de Loire.

Jean-Philippe Chamaillet présente une relique des combats retrouvée par un habitant du lieu. Le chargeur tambour d’une redoutable mitrailleuse allemande MG 42. Il contenait une bande de 50 cartouches pour alimenter cette arme à très haute cadence de tir (plus de 1000 cps/mn) qui laissa peu de chances aux FFI.

Un jeune SS fanatisé équipé d’une MG42 dont on voit le même chargeur tambour au premier plan.

De retour à Angers, ces jeunes FFI de la 3ème Cie du ¼ bataillon de marche du Maine-et-Loire restent confiants en l’avenir malgré la perte de leurs trois camarades à Chalonnes (coll. Maurice Battais).

Quelques générations plus tard, des jeunes du même âge que les FFI de Chalonnes devant la ferme incendiée par les Allemands le 26 août 1944.

A leur tour, ils transmettront le souvenir du sacrifice de leur aînés.

Les élèves de 1°E2 représentaient le Lycée David d’Angers à la commémoration du dimanche 22 octobre 2017, en mémoire du sacrifice de tous les résistants et des fusillés de Châteaubriant, dont le jeune Guy Môquet.

La dernière valise du jeune Guy Môquet, telle que rendue à sa famille après son exécution. Une des reliques les plus émouvantes du musée de Châteaubriant.

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